Extraits de lecture entourant la naissance dans l’eau et les bébés de l’eau

Voici des extraits de 2 livres que j’ai empruntés à la maison de naissance pour alimenter ma réflexion en lien avec la naissance prévue à mon domicile avec une piscine d’accouchement, pour mon troisième enfant.

  1. Naître et renaître dans l’eau. Michel Odent.
  2. Les bébés de l’eau. Robert Laffont.

Déroulement

L’entrée dans l’eau s’accompagne souvent d’un «Aah!» exprimant le soulagement et même le bien-être. 

Dans l’eau, elle peut se placer comme elle l’entend ; la posture à quatre pattes est très efficace, mais la future mère peut aussi adopter toute posture torse, asymétrique, afin de faciliter la descente du foetus (celle-ci étant à certains passages asymétrique et spiralée).

Ensuite la rapide dilatation du col de l’utérus traduit ce que l’on peut appeler une profonde régression. La future mère se coupe de notre monde. Elle oublie tout ce qu’on lui a appris, tout ce qu’elle a lu, toutes les idées reçues. Elle ose crier sans retenue. Elle perd tout contrôle de sa respiration et des changements de position. Il va de soi que l’immersion dans l’eau tiède tend à réduire les taux d’hormones sécrétées à hautes doses lorsqu’on a froid (ou lorsqu’on a peur). Il est admis qu’un taux élevé de ces hormones rend plus longue, plus difficile et plus dangereuse la période de dilatation du col de l’utérus. 

Il est aussi facile de comprendre que l’immersion dans une petite piscine réduit beaucoup l’adaptation à la pesanteur. Elle réduit en particulier les stimulations de l’oreille interne. Cette mise au repos de l’oreille interne s’ajoute aux effets de la pénombre et du silence pour réduire  les stimulations sensorielles. Le silence peut d’ailleurs être considérablement renforcé par l’immersion des oreilles, que seuls certaines femmes tolèrent ou même recherchent. Cela achève la coupure avec le monde extérieur. 

La sortie de l’eau avant la naissance 

Lorsque le bébé n’est pas loin et que les contractions deviennent inefficaces dans l’eau chaude, on peut se demander comment le retour soudain à une atmosphère fraîche déclenche une fin d’accouchement rapide. La sortie de l’eau tiède, le retour à une atmosphère plus fraîche vont souvent de pair avec une, deux ou trois irrésistibles contractions… et le bébé naît en quelques minutes. Il n’y a pas deux naissances semblables. Il y a seulement des comportements plus fréquents que d’autres. La sortie de l’eau est certes le comportement le plus fréquent lorsque le bébé approche. Mais ce n’est pas le seul possible. Même pour un premier bébé, mais encore plus pour les suivants, la fin de l’accouchement, peut, au contraire, être d’une extrême rapidité dans l’eau. 

La naissance dans l’eau, une libération

Il est important de savoir qu’une naissance dans l’eau est possible. Il ne s’agit pas d’encourager les naissances dans l’eau, mais de savoir que le nouveau-né humain est parfaitement adapté à l’immersion. Lorsqu’une femme sent son bébé venir dans l’eau et que, de toute évidence, elle ne veut pas être dérangée, il est inutile et dangereux d’imposer un retour dans l’air dans une ambiance de panique, avec risque de chute sur le sol glissant. 

Tout se passe comme si, à partir d’un certain degré de libération des instincts et des émotions, la mère est soudain débarrassée de la peur de l’eau et atteint un état de conscience tel qu’elle sait que son bébé ne risque pas de se noyer et peut naître sans fonder dans le milieu aquatique. 

Dans l’eau, en un geste maternel, l’accouchée peut porter l’enfant à son sein. Peut-être trouvera-t-il d’emblée le mamelon pour téter ; l’essentiel est que, de toute façon, il est en sécurité, dans le même élément et le même champ d’énergie où il vient de passer neuf mois. 

Quand le moment lui semble opportun, la mère peut sortir de l’eau son enfant. Il sent alors l’air caresser son visage tandis que le reste de son corps baigne encore dans l’eau : il peut tenter sa première respiration. Comment à respirer de l’air, à vivre sur la terre ferme : cela se fait en douceur. 

Avantages pour le bébé de naître dans l'eau

Un passage progressif au monde de la pesanteur et à un nouveau mode de respiration ouvre des horizons radicalement neufs à l’espèce humaine. 

On ne fait que prolonger les conditions de vie intra-utérines si favorables à son développement. 

Le fait d’être brutalement exposé à la pesanteur terrestre après des mois passés en semi-apesanteur dans le ventre maternel, joint à l’absorption d’une forte quantité d’oxygène à la première respiration sont deux facteurs qui détruisent les fonctions les plus sensibles du cerveau. 

Les naissances dans l’eau confirment que le premier cri est déclenché par l’air et par la différence brutale de température. 

L’eau dans laquelle le foetus se développe le protège, comme un jaune d’oeuf. Cassez un jaune d’oeuf dans une assiette, il s’étale, se déforme. Dans un verre d’eau, en revanche, il garde sa forme. Il en va de même pour le cerveau du foetus, les tissus qui l’enveloppent sont à peine plus résistants que la membrane d’un jaune d’oeuf. Autre intérêt de l’eau pour le développement foetal : à l’abri de la pesanteur, les besoins en oxygène de l’organismes se trouvent réduits de 60 à 75%. Dans la mesure où il faut moins d’oxygène pour alimenter les fonctions métaboliques, l’excédent sera utilisé pour la croissance, le développement et la régénération des organes, des os et des muscles. 

Dans le ventre maternel, le foetus se développe dans l’eau parce que celle-ci constitue l’environnement idéal. Donc, quoi de plus logique que de vouloir prolonger pendant quelque temps ces conditions bénéfiques?

Pour le bébé, sortir du ventre de la mère n’est plus cet évènement dramatique vécu lors de l’accouchement classique. Il ne se retrouve pas brutalement dans un monde froid, où la pesanteur lui assène un véritable coup de massue. Le liquide chaud dans lequel il baignait est remplacé par un autre liquide. La douloureuse première respiration n’intervient pas tout de suite, en ces moments difficiles où tout arrive en même temps : la lumière, la pesanteur, le sectionnement du cordon…

Combien de temps le bébé peut-il rester sous l'eau?

Il suffit alors de laisser le bébé naître dans un milieu qu’il connaît bien, le cueille au fond de la piscine, et l’amener sans précipitation à la surface.

La profondeur du bassin est telle que lorsque la mère est à genoux le niveau de l’eau se situe le plus souvent juste au- dessous des seins, ce qui favorise le contact de peau à peau et le croisement des regards.

Nous savons qu’un nouveau-né peut rester sans respirer pendant 10 à 15 minutes, tandis qu’un adulte, lui, ne peut résister plus de deux ou trois minutes. Un nouveau-né peut supporter un manque d’oxygène beaucoup plus longtemps qu’un adulte dont les poumons fonctionnent à plein. De plus, le cordon ombilical reste en service pendant plusieurs minutes après la naissance. 

Mais certains ont voulu prolonger l’immersion du bébé né dans l’eau, pensant atténuer la détresse du nouveau-né. Vouloir supprimer électivement la détresse physiologique du nouveau-né, cela participe à la même démarche que vouloir supprimer électivement la douleur pendant l’accouchement, ou la peur, ou les cris. Dans la période qui entoure la naissance, on ne peut pas supprimer électivement un maillon d’une intrication infiniment complexe de processus physiologiques sans perturber l’ensemble.

La façon la plus normale de faire face à la détresse physiologique du nouveau-né devrait être de ne pas entraver un contact immédiat de peau à peau entre le bébé et la mère .

N'y a-t-il pas un gros risque d'infection quand une femme accouche dans l'eau?

Non, pas du tout. Lorsque les accoucheurs entendent parler de l’usage de l’eau pendant l’accouchement, le risque d’infection est leur première préoccupation. C’est étrange. Des médecins habitués à rompre sans hésiter les poches des eaux, à répéter des touchers vaginaux, à insérer des cathéters et des électrodes, sont effrayé à l’idée qu’une femme en travail pourrait prendre un bain et qu’éventuellement le bébé pourrait naître dans l’eau. Le risque d’infection est bien plus fort dans l’environnement fébrile d’une salle d’accouchement d’hôpital.

Lorsque la future mère ne pénètre pas dans la piscine avant d’être en plein travail, et pas avant un certain degré de dilatation du col, il est probable qu’elle ne restera pas dans l’eau assez longtemps pour permettre la pullulation des germes. De plus le vagin est plus étanche qu’on ne pourrait l’imaginer. Et, de toute façon, les germes dangereux ne sont pas dans l’eau du robinet. Et la mère et le bébé – qui partagent les mêmes anticorps – sont électivement adaptés aux microbes satellites de la mère.

On peut même prétendre que le bébé a besoin d’être contaminé à la naissance par les microbes de sa mère. Des milliards de microbes occuperont le territoire dès les premières heures. Il est souhaitable que les premiers occupants soient ceux auxquels l’organisme est déjà adapté.

Ceci est peut-être encore plus important dans le cas d’une naissance à l’hôpital. Il est possible de louer une piscine démontable pour la période de la naissance – un mince feuillet en plastique, à usage unique, élimine complètement le risque d’apport de germes par un accouchement précédent.

Ajoutons que l’usage de l’eau est d’abord une bonne façon d’éviter des interventions associées à des risques infectieux, telles forceps, ventouses, césariennes. 

Sens de l'odorat du nouveau-né

La naissance dans l’eau est aussi à l’origine de questions sur l’importance des différentes fonctions sensorielles du nouveau-né et de sa mère. Ainsi, on peut se demander si la naissance dans l’Eau ne va pas affaiblir le sens de l’odorat du nouveau-né. Après une telle naissance la mère et le bébé n’ont pas la même odeur qu’après une naissance dans l’air. Est-ce que cela ne va pas gêner l’identification de la mère par le bébé et du bébé par sa mère? Ce qui est certain c’est que la naissance dans l’eau n’empêche pas une tétée précoce, dans la demi-heure qui suit la naissance. Or le sens de l’odorat est vraisemblablement impliqué dans cet évènement. 

Poursuivre l'entraînement dans l'eau avec bébé

Pour faire de son enfant un véritable bébé de l’eau, il ne suffit pas de commencer à l’entraîner dès sa naissance. La mère doit l’y préparer pendant la grossesse. Ce que la mère fait, ce qu’elle pense et ses réactions, influencent le bébé dès les premiers stades foetaux. 

Il est essentiel que la mère passe beaucoup de temps dans l’eau pendant la grossesse et qu’elle nage. 

À la naissance, les humains possèdent eux aussi cette fonction de mammifères aquatiques et elle peut être entretenue par l’exercice.  L’entraînement permet de conserver le réflexe de blocage de la trachée sous l’eau, ainsi que la capacité de nager que possèdent tous les nouveau-nés. 

Au lieu de rester couché, inerte sur le dos, de pouvoir tout juste lever la tête pour regarder un jouet, dans l’eau l’enfant peut se tourner, plonger, se tenir à plat ventre ou sur le dos, utiliser ses membres. 

Tout cela dès les premières semaines, quand la réceptivité et le potentiel de l’enfant sont si considérables! 

Il n’est jamais trop tard pour commencer l’entraînement à la natation ; mais en attendant ne serait-ce qu’une semaine après la naissance, on perd beaucoup. Si l’enfant a passé ses tout premiers jours sur la terre ferme, son corps s’est d’ores et déjà adapté à ce nouveau mode de vie. Mais tout n’est pas perdu pour autant. Il faut seulement être plus prudent et plus patient dans l’entraînement d’un tel enfant.

 Il ne suffit pas de lire un petit manuel du parfait parent de l’eau pour assimiler les principes de l’entraînement en piscine, et qu’il est dangereux de se lancer dans une telle expérience sans savoir parfaitement ce que l’on fait et pourquoi on le fait. Dans ce cas, pourriez-vous nous décrire quelques exercices? 

  • L’allaitement ou le nourrissage de l’enfant sous l’eau sont essentiels : c’est par là qu’il faudrait commencer. L’allaitement dans l’eau rend le contact physique plus riche. Par intervalles, la mère doit ramener la tête de l’enfant hors de l’eau pour lui permettre de respirer. Guidée par une personne expérimentée, elle acquiert bientôt un rythme tranquille et adapté aux besoins de l’enfant. Que ce soit au biberon ou au sein, le principe de l’allaitement sous l’eau reste le même. Sous l’eau l’enfant consomme moins d’oxygène. Lorsque le nourrisson a besoin d’air, il s’arrête tout simplement de téter. Cela indique à la mère qu’elle doit lui rehausser la tête, de façon qu’il ait la bouche au-dessus de l’eau ; il reprend sa respiration, puis on lui remet la tête sous l’eau. Avec l’habitude, la mère connaît les besoins de l’enfant et elle acquiert un rythme régulier.  L’allaitement sous l’eau apprend à l’enfant à retenir sa respiration pendant plusieurs minutes d’affilée, ce qui lui permettra d’explorer la baignoire ou la piscine. De plus, dans son esprit, l’eau s’associera au plaisir de la tétée. À 2 mois, l’enfant sera en principe capable de plonger sous l’eau et de se nourrir tout seul. Ceci est important, car c’est d’ordinaire à 3 mois que se fixe chez un enfant la peur de l’eau. Mais si on lui montre dès les premiers jours que l’eau est «gentille», il ne la craindra pas et s’y trouvera au contraire de plus en plus à l’aise. 
  • Ensuite, vient l’apprentissage de la nage sous l’eau, que l’on peut commencer dès que l’enfant semble se sentir en sécurité dans l’eau. Tenez-le à bout de bras sous les aisselles, prononcez quelques syllabes d’encouragement qui, avec l’habitude, deviendront pour lui le signal de retenir sa respiration, puis plongez-le dans l’eau. Ensuite, ramenez-le, avec douceur et à intervalles réguliers, en laissant à chaque fois l’enfant sous l’eau pendant quelques secondes. Une inspiration entre deux immersions suffit. Si l’enfant semble fatigué ou s’il pleure, il vaut mieux passer à un autre exercice ou tout simplement arrêter. Bientôt, vous pourrez le laisser marcher sous l’eau, en le stimulant avec des aliments répandus au fond du bassin. Pour ma part, j’ai fabriqué une sorte de rampe à laquelle l’enfant peut se tenir pour marcher. En marchant dans l’eau, l’enfant apprendre à marcher sur la terre ferme, mais avec une précocité exceptionnelle, vers 3 mois. 
  • Si l’on commence seulement à entraîner le bébé en piscine, le réflexe de plongée disparait-il passé un âge? Le facteur déterminant n’est pas le réflexe psychologique en soi, mais plutôt notre peur instinctive de l’eau. Plus on tarde après la naissance, plus cette peur devient puissante. Mais tous les humains ont la capacité de bloquer leurs voies respiratoires pour empêcher l’eau de pénétrer dans leurs poumons. Connaissant cette peur, il faut être très patient et très prudent quand on veut entraîner des nourrissons déjà plus grans et des enfants. Procédez avec douceur et patience. Par exemple, placez des quartiers d’orange au fond de la baignoire, de façon que l’enfant se baisse pour les ramasser. Disposez des photos sur les parois pour qu’il reste sous l’eau pour les regarder.  
  • Vous êtes dans l’eau avec l’enfant. Prenez-le à bout de bras, lancez-le en l’air et rattrapexz-le. En principe, L’enfant aimera cela. S’il rit, rattrapez-le au dernier moment, lorsque ses pieds touchent l’eau. S’il semble toujours aussi content, répétez l’exercice en laissant l’enfant pénétrer de plus en plus profond dans l’eau avant d’arrêter sa chute. Ces exercices sont extrêmement bénéfiques pour l’enfant. Grâce à eux, il acquiert une meilleure coordination de ses mouvements, ce qui, à son tour, renforce ses capacités musculaires et le rend plus vif à agir dans toutes les situations. 

Pourquoi les gens se noient-ils?

Pas parce qu’ils ne savent pas nager : une personne qui garde son sang-froid flottera sans nager du tout. C’est la peur qui nous paralyse, une peur contre laquelle même un nageur émérite ne peut rien. La peur de l’eau, que l’on croit inhérente à l’être humain, ne se fixe pas chez un enfant habitué très tôt à l’eau. 

N'est-ce pas dangereux pour les enfants d'avaler beaucoup d'eau, et comment l'empêcher de pénétrer dans leurs poumons?

Tous les bébés avalent de l’eau, même dans l’utérus maternel. Soit, les nouveau-nés avalent de l’eau quand on les baigne. Mais, chez un bébé normalement constitué, elle ne pénètrera jamais dans les poumons : un réflexe y pourvoit. Quant à l’adulte, il peut mettre la tête sous l’eau, ouvrir la bouche et avaler une gorgée : sa trachée se ferme automatiquement. 

Nager sur le dos

– J’ai vu des photographies de bébés nageant sur le dos. Est-ce recommandé?  

Non, surtout pas. Je le déconseille vivement. Cette position est dangereuse pour l’enfant. Comme je l’ai déjà dit, la position sur le dos affaiblit l’organisme et diminue l’endurance. De plus, dans cette position, la trachée n’est pas fermée, alors qu’elle l’est lorsque l’enfant nage sous l’eau. Donc ici, l’eau peut pénétrer dans les poumons. Les parents sont rassurés de voir le visage de leur enfant, mais c’est une sécurité trompeuse. De plus, dans cette position, l’enfant est passif. Il ne voit que le plafond au-dessus de lui et il ne peut pas explorer son environnement. Un des avantages majeurs de l’entraine^ment dans l’eau est justement que, dès ses tout premiers jours, le bébé peut se mouvoir à souhait dans les trois dimensions. Ce qui lui est impossible quand il nage sur le dos. Malheureusement, rien n’est plus facile que d’apprendre à un bébé à barboter sur le dos. Cela n’apporte rien à l’enfant. 

– Pourtant, n’est-il pas préférable pour l’enfant de nager sur le dos, plutôt que de ne pas nager du tout? 

Vous raisonnez sur un a priori faux, mais qui est répandu : vous considérez que si un enfant peut flotter, il peut nager, et que s’il peut nager, il peut aussi s’adapter à la vie dans l’eau. Rien n’est moins sûr. 

Autres lectures intéressantes

J’ai trouvé ce travail qui a pour but de permettre de déceler les données probantes pertinentes et actualisées sur le sujet. J’ai parcouru rapidement les recommandations basées sur la littérature scientifique en regard de l’emploi de l’immersion dans l’eau durant le travail jusqu’en post-partum immédiat. Je vais pouvoir discuter de tout ça plus en profondeur avec ma sage-femme. 

Et vous, avez-vous fait des lectures intéressantes sur le sujet?

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