L’entraînement au sommeil

Guérir du 5-10-15

Certains parents à la recherche d’un meilleur sommeil croient qu’ils doivent laisser pleurer leur enfant pour leur apprendre à se calmer seul ou à dormir plus longtemps. L’apprentissage de «bonnes habitudes» de sommeil en laissant son enfant seul est un mythe largement répandu et bien ancré dans notre société, mais qui est facilement détruit par la neuroscience et la psychologie. Même en pratique, plusieurs mères remarquent malheureusement que le sommeil familial est PIRE après avoir fait l’entraînement au sommeil, qui leur était vendu comme étant un passage obligé pour améliorer la situation. Parfois, tout se déroule comme prévu, mais des mois ou des années plus tard, les parents regrettent de l’avoir fait.

​Quoi qu’il en soit, les sentiments de regret et de culpabilité des parents sont valables.
​Nous savons qu’il s’agit d’une conversation difficile à avoir, mais nous choisissons de l’aborder pour que les familles puissent rétablir la situation, se pardonner, guérir et avancer avec confiance. 

Comment rétablir la situation avec son enfant?

Les parents ont besoin d’être rassurés qu’ils n’ont pas définitivement «brisé ou cassé» leur enfant. 

L’enfant se développe plus vite que jamais au cours de ses premières années de vie.
Il est donc tout-à-fait possible de former de nouvelles connexions dans son cerveau pour apporter des changements.
C’est le principe de la neuroplasticité.

En adoptant des comportements qui favorise l’attachement,
il est possible de rétablir le lien avec son enfant et de lui redonner confiance.
Cela peut prendre du temps. 

Voici quelques propositions pour rétablir la situation :

  • Répondre aux besoins de bébé et à ses pleurs, le plus rapidement possible, avec le plus de douceur possible.
  • Favoriser le contact physique : portage, peau-à-peau, massage.
  • Parfois, il faut changer complètement la routine du coucher pour que la mère et le bébé n'aient pas à revivre certaines parties de cette mauvaise expérience. Certains parents choisissent de faire la routine du coucher dans une autre pièce. Cela laisse le temps de reconstruire une association positive à l’endroit prévu pour le sommeil de bébé.
  • Dormir près de son bébé. Plusieurs mères ressentiront ce besoin après avoir fait le 5-10-15. Il s’agit d’un excellent moyen pour renforcer le lien mère-enfant. À ce moment, il suffit de connaître comment rendre le partage du lit sécuritaire. Cette validation de suivre son instinct est quelque chose que les parents ne reçoivent pas assez.
  • Allaiter la nuit. L’allaitement est un excellent moyen de répondre aux réveils nocturnes. La mère est couchée sur le côté et le bébé tète dans cette position confortable. Les deux peuvent se rendormir rapidement en profitant des hormones de l’allaitement.

Comment guérir soi-même et se pardonner?

Certaines mères portent la culpabilité de l’entraînement au sommeil très longtemps avant d’aller chercher du soutien.

Il est tellement important de savoir que nous faisons tous des erreurs.

La première étape pour guérir de cette mauvaise expérience est de parler de ce qui s’est passé.
Il s’agit d’analyser la situation et de se rappeler les raisons qui ont motivé la décision à ce moment-là.
S’agissait-il d’un conseil de l’entourage, du médecin, de la lecture d’un livre, de la participation à un atelier de groupe?
Étiez-vous au bout du rouleau et cela semblait être la seule solution?

Un élément qui peut sembler stupide mais qui aide beaucoup est de s’excuser auprès de son enfant.
«J’ai fait une erreur et je vais encore faire des erreurs,
mais je te promets de toujours répondre à ton appel lorsque tu auras besoin de quelque chose».

Il existe différents moyens pour se libérer d’émotions négatives.
Une consultation avec un psychologue est parfois nécessaire.

Voici deux propositions qui peuvent être effectuées dès maintenant :

  • L’écriture. Il s’agit simplement d’écrire en détail la situation sur une feuille de papier. Ensuite, la mère dit à voix haute : «J'ai fait de mon mieux avec les outils et le soutien que j'avais. Maintenant, je vais faire les choses différemment. Je me pardonne et je me permet de me libérer de ma culpabilité.» Pour terminer, le papier est chiffonné, déchiré, brûlé...
  • La technique de libération émotionnelle. Il s’agit d’un auto-traitement qui combine l’acupuncture et la psychothérapie. Très efficace et facile à faire, cette technique gagne à être connue et peut être utilisée pour plusieurs situations de la vie.

Bref, une grande partie du travail consiste à créer un espace pour explorer et ressentir ses émotions : pleurer pour laisser sortir sa peine, crier pour laisser sortir sa colère ou simplement en parler avec quelqu’un de confiance. 

L’expérience d’une maman pour la première fois

Qu'est-ce qui se passe?

«On m’avait dit de ne jamais dormir avec mon bébé, ni de le laisser s’endormir au sein. Alors dès sa naissance, jour et nuit, j’allaitais mon garçon en luttant pour ne pas m’endormir et je le berçais avant de le déposer dans son lit.

Pendant plusieurs mois, j’ai survécu dans un état lamentable tellement j’étais épuisée et triste. Je faisais une dépression post-partum, mais on me disait que mon problème était le sommeil de mon bébé. «Il ne dormira jamais normalement et tu seras toujours dans cet état si tu continues de l’aider à s’endormir à chaque fois qu’il se réveille.» Je me sentais comme une mère horrible.

Quand mon garçon avait 6 mois, j'ai fait ce qu'on me disait de faire : je l’ai déposé dans son lit à barreaux et j'ai quitté sa chambre. Et j'ai pleuré, j'ai tellement pleuré... Mais pas autant que mon garçon. Il hurlait. C'était affreux. Mon conjoint était avec moi et me répétait que c’était la bonne chose à faire. Je pleurais toutes les larmes de mon corps en écoutant mon bébé hurler. Cinq minutes plus tard (qui m’ont paru une éternité) je suis entrée pour essayer de l'apaiser, et je suis repartie, parce que c'est ce que j'étais supposée faire.

Et ça a empiré. Ses hurlements étaient de plus en plus forts. J’étais en train de devenir folle. J’ai accouru vers sa chambre, mais mon conjoint voulait me bloquer le chemin et me convaincre de ne pas céder. Il n’a pas réussi (je crois que j’aurais pu tasser un éléphant pour retourner auprès de mon garçon). Je l’ai pris contre moi et je me suis excusée de lui avoir fait subir ça. Je ne l’ai plus jamais remis dans son lit à barreaux. Jamais. J’ai consulté un médecin, j’ai pris des antidépresseurs et j’ai débuté des rencontres avec une psychologue. Mon bébé était normal, ma santé mentale ne l’était pas.»
Sandy Delisle
Maman, aujourd'hui consultante chez Proxima

Des histoires semblables arrivent trop souvent. La société exerce une pression énorme qui amène les parents à vouloir que leurs enfants «fassent leurs nuits» le plus rapidement possible. Malheureusement, on passe à côté des outils qui sont vraiment utiles pour surmonter la réalité des nuits avec de jeunes enfants. ​​

​Comment mieux composer avec la réalité des nuits de parents?

La réalité des nuits de parents est difficile. Pour la santé mentale et physique de toute la famille, on gagne à connaître d’autres moyens que l’entraînement au sommeil. 

C’est pourquoi nous avons créé une formation et une communauté de soutien pour les familles qui traversent les défis des premières années avec le sommeil. Offert à un prix accessible, les parents qui suivent la formation apprennent l’essentiel en lien avec le développement normal du sommeil, ce qui peut l’influencer et ils découvrent
des stratégies efficaces pour créer l’installation de sommeil et la routine qui fonctionnera le mieux pour leur famille, en plus de renforcer la relation avec leur enfant. 

​Il est agréable de découvrir que le sommeil «sans entraînement au sommeil» procure des résultats DURABLES qui non seulement modifient la façon dont notre enfant dort, mais aussi la mère que nous sommes. ​

Êtes-vous prêt pour une nouvelle approche?

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