Les hormones de l’allaitement

L’allaitement déclenche la sécrétion de deux hormones principales : l’ocytocine et la prolactine.

Sommairement, l’ocytocine provoque le réflexe d’éjection du lait, alors que la prolactine est responsable de la production. Ce sont les fonctions dont on entend le plus souvent parler quand on aborde le sujet des hormones de l’allaitement. Mais ces hormones ont également d’autres fonctions très intéressantes pour les mères qui allaitent. 

Un cocktail hormonal qui favorise également le sommeil et la sérénité 

Prolactine

  • La prolactine accélère le passage en sommeil lent, ce qui permet à la mère qui se réveille plusieurs fois au court de la nuit de se rendormir plus facilement et plus rapidement.
  • La prolactine favorise également un sommeil profond, ce qui permet à la mère de récupérer au maximum.

Ocytocine

  • L’ocytocine favorise la détente et l’apaisement, ce qui permet à la mère de se reposer et de somnoler. On comprend donc que la tendance à l’endormissement de la mère qui allaite n’est pas nécessairement un signe de fatigue, mais un état normal, inhérent à l’allaitement et qui favorise le repos et donc la récupération. Lire l’article sur la fatigue et l’allaitement.   
  • L’ocytocine permet à la mère de se sentir bien et légère. Lorsqu’on est très stressée, il y a moins de place pour que l’ocytocine coule dans nos veines.  

Vous comprenez surement pourquoi je vous propose d’aborder l’importance de la relaxation pour l’allaitement. C’est malheureusement un aspect qui est souvent oublié ou ignoré. Cependant, la relaxation et la pleine conscience sont de plus en plus reconnus comme étant des moyens efficaces pour aider la dyade mère-bébé et avoir des effets positifs sur l’allaitement.

Il suffit parfois simplement de se fermer les yeux, de porter notre attention sur la chaleur du corps de notre bébé blotti contre nous, de porter notre attention sur la respiration irrégulière de notre bébé ou sur notre propre respiration ; l’air qui entre dans nos narines, notre ventre qui se gonfle, pour transformer les hormones de stress en ocytocine, et permettre au lait de couler à flots. La relaxation permet aussi de diminuer les tensions dans tout le corps, donc la douleur lors de la mise au sein. On peut facilement briser le cercle peur-tension-douleur avec des techniques de relaxation.  

 

C'est aussi une question d'état d'esprit

L’allaitement n’est pas seulement une question d’anatomie, c’est aussi une question d’état d’esprit. Le côté psychologique est un facteur très important. Notre cerveau affecte le fonctionnement de notre corps. Même que certaines croyances que nous avons sur l’allaitement peuvent nous empêcher de nous sentir détendue ou peuvent nous entraîner dans un cheminement plus hasardeux. 

Le simple geste d’allaiter mon bébé, d’offrir mon lait à mon bébé, me donne un sentiment d’accomplissement, de compétence et de grande fierté. Peu importe la quantité de lait, peu importe la manière de faire. 

Le subconscient

À tous les jours, nous faisons plusieurs choses de façon automatique, sans nous en rendre compte, inconsciemment. Parce que nous l’avons fait plusieurs fois, notre cerveau l’a enregistré et on n’a plus besoin de se concentrer pour le faire. C’est quand on va travailler le matin : on est rendu au travail sans même y avoir pensé, notre cerveau connait le chemin.

Avez-vous déjà nagé avec des requins? Même si je n’ai jamais nagé avec des requis, je peux facilement imaginer à quoi ça ressemblerait. Je l’ai déjà vu à la télé. J’ai cette image à quelque part dans ma tête. Je peux m’imaginer l’équipement dont j’aurais besoin, etc. C’est un peu la même chose pour l’accouchement et l’allaitement. Sans le vouloir, on se crée une histoire à partir de tout ce qu’on a déjà entendu et vu sur le sujet. Facile ou difficile? Pas assez de lait? Trop douloureux? Alors quand vient le temps pour nous d’allaiter, de nourrir notre bébé, on télécharge cette histoire qu’on s’est créé dans notre tête, de façon subconsciente, et on se retrouve bien souvent à ne pas vraiment savoir comment faire…  

Alors ce qu’on veut faire, c’est de réécrire notre subconscient pour s’attendre à une expérience d’allaitement positive – exigeante, difficile, mais positive.

Alors voici quelques suggestions pour construire votre confiance et reprogrammer vos attentes envers l’allaitement.

Pour programmer une expérience d’allaitement positive :

  • Tenir un journal sur vos sentiments au sujet de l’alimentation de votre bébé
  • Identifier toutes les émotions négatives liées à l’allaitement
  • Recadrer ces émotions avec des pensées positives sur vous, votre corps et votre bébé
  • Faire des séances de relaxation profonde (5 minutes suffisent)
  • Passer du temps avec d’autres femmes qui allaitent
  • Inonder son Instagram / Facebook / Pinterest avec du contenu sur l’allaitement
  • S’informer sur l’allaitement, suivre un cours pour allaiter en pleine conscience
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